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28 février 2006

Beignets de Mardi Gras

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Aujourd'hui c'est déjà Mardi Gras ! Je n'ai pas vu passer le mois de février et je suis pas mécontente, vu que le printemps ne saurait tarder maintenant. En Allemagne, pays qui m'acceuille depuis 5 ans maintenant, Carneval est très célébré, surtout en Rhénanie (région de Cologne), mais aussi dans le Sud-Ouest (Forêt Noire) où on fête la "Fasnet" avec les masques traditionnels en bois peint qui prennent leur origine dans les fêtes païens du soltice d'hiver. En Bavière, si on fête le "Fasching" surtout en Franconie (région de Nuremberg), les Munichois ne restent pas insensibles et font la fête tout le mardi gras, le centre "néphraligique" des évènements étant le marché aux Victuailles, où les maraichères mettent une ambiance folle.

Mais dans toutes les régions d'Allemagne, on déguste les "Krapfen", les beignets de carneval avec la même unanimité gourmande. Ces petits boules à la fois croustillantes et moelleuses à base de levure sont frits à l'huile et remplis de confiture, crème vanillée ou chocolatée.

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Personnellement, je ne suis pas une adepte de carneval, mais je ne boude pas le plaisir de faire des Krapfen. La recette me vient d'un exemplaire de "Living at Home", magazine culinaire allemand que j'ai apprécié particulièrement, par la pâte est affinée avec des noisettes.

Pour 12 beignets :

40 g de levure de boulanger - 100 g de sucre en poudre - 475 g de farine - 50 g de noisettes moulus finement - 250 ml de lait - 50 g de beurre mou - 4 jaunes d'oeufs - une pincée de sel

environ 3 l d'huile (pour frire) - environ 200 g de confiture

Mettez la levure saupoudrée de 10 g de sucre dans un saladier et laissez reposer 2 minutes. Melangez sucre et levure et ajoutez la farine, les noisettes, 40 g de sucre 250 ml de lait tiède, le beurre, les jaunes d'oeufs et une pincée de sel. Travaillez le tout jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Couvrez d'un linge et laissez reposer 40 min minimum.

Divisez la pâte en 12 parts égales, formez des boules et laissez reposer les boules encore 15 minutes. Préparez la fritteuse et chauffez l'huile à 160 degrés. Faites frire les boules par deux 3 à 4 minutes à couvert, puis 3 à 4 autres minutes à découverts. Sortes les beignets et posez les sur papier absorbant.

Laissez refroidir et à l'aide d'une poche pâtissière remplissez les beignets de confiture (j'adore le mélange de deux confitures fraise-orange). Saupoudrez les beignets encore tièdes avec le restant du sucre.

25 février 2006

Cantina Barbagianni, Florence

Cantina_barbagianni_e_sera_003_1Cantina_barbagianni_e_sera_008 Cantina_barbagianni_e_sera_026

Bien manger dans une ville aussi touristique que Florence est bien sûr possible mais pas si facile que ça. Nombreux sont les chances de tomber dans un restaurant près des monuments connus, où la médiocrité de la cuisine proposée est proportionelle aux prix assassins qui figurent sur la carte. A s'abstenir donc. En Italie, un indicateur certain de se trouver devant une cantine à touristes est le fait de voire la carte en anglais plus ostensiblement que celle dans la langue de Dante. Mais revenons à nos moutons. Un de mes restaurants préférés de Florence, restaurant resté constant depuis 1996 pour la qualité de la cuisine et l'acceuil chaleureux, est donc la fameuse "Cantina Barbagianni", endroit presque caché dans la Via Sant' Egidio, 5 minutes à pied derrière le Duomo. Cantina_barbagianni_e_sera_028 Si on ne connait pas l'endroit, on ne peut effectivement pas se douter que derrière la façade un rien désuet de cet immeuble, se trouve un restaurant qui marie à merveille la cuisine traditionnelle toscane et la moderne créativité d'un jeune chef qui aime utiliser des produits de saison pour le bonheur de tout le monde. Nous avions réservé pour 19 h 30, mais la faim et mon gros rhume attrappé sous la raffalle de pluie printanier au cimetière de Soffiano nous ont poussé vers la Via Sant' Egidio plus tôt que prévu. Il était donc à peine 19 h 00 quand nous sommes arrivés au Barbagianni. C'est le chef lui même qui nous a acceuillis, s'excusant de ne pas encore être prêt à servir. C'est pas grave, il nous a installés dans la salle du sous-sol voûtée, à la lumière tamisée et aux multiples chandeliers en fer forgé. A peine étions nous assis que l'adorable Joan, jeune hollandaise qui parle l'italien avec l'accent de Florence (elle y habite depuis 15 ans), nous a apporté deux flutes avec un Prosecco frais et légèrement fruité. Pour inspirer notre choix du menu. Sympa ! Il fallait bien de l'inspiration pour choisir au Menu, tant il y a des tentations et des envies pour les plats à goûter. Une fois le choix Cantina_barbagianni_e_sera_007entériné, il nous restait plus qu'à attendre les merveilles qui allaient suivre. Pour nous mettre en appétit, Joan nous apporta rapidement une mise en bouche  : de la ricotta macérée aux agrumes et aux baies de poivre variées, brièvement cuite au four. Un délice crémeux et aromatisé aux zestes et au poivre. Mon Trebbiano d'Abbruzzo, vin blanc que j'avais commandé pour accompagner mon entrée et qui me fût déjà servi, allait à merveille sur la ricotta. C'est donc de bonne humeur que nous vîmes arriver les entrées : Cantina_barbagianni_e_sera_009 Mon chéri avait choisi "L'Antipasto Barbagianni", assiette généreuse qui donne un mini-aperçu des délices figurant sur la carte : une purée de petits pois parfumée à la marjolaine et aux noix, un "crostini" toscan à la mousse de foie, un tartare de saumon ultra frais, uniquement assaisonné à l'huile d'olive unique qu'est la Salvapiana di Ruffino, une huile verte et parfumée maintes fois primée, un "baccalaù" cru à la portuguèse, parfumé aux agrumes, un tartare de rouget-barbet sur un lit de patates écrasés tièdes, mélangés et assaisonnés avec de l'encre de sèche et un peu de charcuterie toscane. Un Ruffino rouge au ballon et du pain frais pour agrémenter le tout. Pour ma part, je n'étais loin d'être déçue par mon entree : Cantina_barbagianni_e_sera_012 des raviolis en forme de demi-lune farcis au pecorino et aux herbes, agrémentés de tranches de poires et surtout d'une sauce béchamel légère comme l'air au parfum de truffes, le tout garni généreusement de coppeaux du même champignon noble. Tchaïkovski in my mouth ! La suite fût toute aussi merveilleuse : le filet de boeuf tendrissime à la sauce au Stilton et Porto, et le risotto au taleggio, truffé du fameux jambon de Colonna et réduit au vinaigre balsamico, un réel délice pour les yeux et les papilles.

  Cantina_barbagianni_e_sera_016 Cantina_barbagianni_e_sera_017

Nous avions alors complètement adopté le Ruffino rouge, Chianti produit à quelques kilomètres dans les collines au dessus de la ville, à l'arome prononcé de cerises et de terre. A noter l'incroyable carte des vins et la possibilité de boire "au ballon" qui permet de goûter un vin avec chaque plat. Pour le dessert, pas besoin de mettre longtemps pour arreter le choix, malgré la diversité de la carte : nous avons opté pour le Sabayon de Vin Santo aux Bisquits de Prato, petits gateaux secs aux amandes, légèrement anisés. Cantina_barbagianni_e_sera_019 Imaginez une crème délicate et fondante qui prend tantôt un goût de miel prononcé, tantôt les arômes d'un vieux sauternes, entrecoupé par des bouchées croquantes de biscuits anisés aux amandes. Une vraie révélation. Pour finir ce repas délicieux, la maison nous a offert deux digestifs amères (type Fernet Branca) dont les noms m'échappent mais qui n'étaient pas moins efficaces pour éviter les éventuels lourdeurs d'un repas copieux.

Que dire de plus, autre que de souligner encore et encore la qualité de la nourriture, l'extrème gentillesse et l'attention permanente et professionnelle du service, la créativité des plats autour de la tradition toscane. L'excellent rapport qualité prix (80 € à deux, boissons compris).

La Cantina Barbagianni est l'endroit idéal pour un repas (dîner de préférence) en amoureux. Vue la taille du restaurant, je vous conseille fortement de réserver à l'avance, surtout en haute saison. Demandez une table dans la cave voûtée.

Cantina Barbagianni - Via Sant' Egidio 13R - 50122 Firenze -

+39055-2480508 - www.cantinabarbagianni.it -

23 février 2006

Flaneries Florentines

Très belle journée hier, partiellement sous la pluie printanière. Il fait doux (13 degrés), mais humide et nous avons dû nous procurer un petit parapluie au "Mercato Nuovo" pour ne pas être trempés hier après-midi. Nous avons beaucoup marché à pied (de Borgo Santi Apostoli jusque dans la rue élégante du Quartier de Campo di Marte où se trouve le cabinet du notaire de famille de mon mari - environ 5 km aller-retour). C'était hier matin et il faisait doux, un soleil vraiment printanier, dans les jardins, les mimosas sont en fleur.

A Florence, chaque rue du centre regorge de bâtiments merveilleux de l'époque des Médicis et la balade matinale avait un air de voyage dans le temps.

L'après-midi, visite au cimetière de Soffiano pour voir la tombe des grands-parents de mon mari. J'aime beaucoup les cimetières italiens, chaque tombe porte la ou les photos des défunts et celui de Soffiano est situé dans collines de Florence au millieu des oliviers et des cyprès. Après-midi retour dans la ville et lèche vitrines dans les rues élégantes Calzaioli et Tuornabuoni. Et un merveilleux dîner aux chandelles à la Cantina Barbagianni (rapport complet suivra samedi).

22 février 2006

Bongiorno Firenze

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Je suis arrivée à Florence hier soir ! J'avais oublié combien cette ville était belle (ça fait 4 ans que je ne suis pas venue) et combien elle me touchait. J'aurai certainement beaucoup de choses à partager avec vous. Nous sommes logés dans un charmant Bed & Breakfast situé au coeur même du centre historique de la ville, à Borgo Santi Apostoli, à quelques pas de la Piazza della Signoria, du Ponte Vecchio et de la Galleria degli Uffici. Je vous raconterai !

Pour l'instant, comme je suis connecté en mobile (merci Vodafone) mais comme la connexion est aussi cher que lente (merci Vodafone) je ferai le gros de mes billets illustrés avec les photos à mon retour samedi. D'ici là, je ne manquerai pas de vous poster quelques brèves impressions.

19 février 2006

Jour 34 - Tartar à l'Unilatérale

Tartar

La première fois que j'ai goûté un vrai bon Tartar de boeuf, c'était dans mes toutes premières années à Paris. La viandre crue ne m'emballait pas, et je mangais mes bavettes "bien cuits", ce qui agaçait fortement ma mère, car la viande mettait une éternité à cuire à feux doux.

Mon mari (qui a l'époque ne l'était pas encore), m'a amené un soir dîner au Vaudeville, Brasserie Parisienne par excellence située juste en face de la Bourse. J'aime beaucoup l'esprit de ses établissements, surtout pour l'ambiance typique qui y règne. Serveurs pressés, grandes terrasses (souvent) où on peut se choisir une place stratégique pour observer le petit microcosme qui nous entoure, plats classiques simples mais souvent exécutés honnêtement avec des produits d'excellente qualité, fruits de mer extra frais et vin au ballon.

Ce soir de juin parisien, j'ai fait connaissance avec le tartar - le début d'un grand amour pour ce plat que j'apprécie beaucoup en été. Le tartar du Vaudeville ce fameux soir là m'était annoncé "poëllé à l'unilatérale" et arrivait dans mon assiette accompagné d'un verre de St Nicolas de Bourgeuil bien frais, de frites ultra fines et croustillantes et d'une belle salade verte craquante relevée d'une vinaigrette à l'huile de noix. La viande était délicieusement assaisonné. Sous un chapeau croustillant et tiède se dégustait le tartar moëlleux et fin - inoubliable découverte - la preuve, j'en parle encore aujourd'hui.

Puisqu'en temps de régime Dukan, je dois me transformer en carnivore assidu, le tartar est une excellente alternative au steak. Et en ces jours encore bien fraîches qui laissent seulement entrevoir un printemps qui tarde à pointer son nez, je me prépare volontiers le tartar à la façon où je l'ai découvert, poëllé à l'unilatérale.

Il manque juste  le petit St. Nicolas .... mais pour cela il faudra attendre d'avoir perdu quelques kilos encore.

Par personne il faut prévoir :

ca. 200 g de tartar de boeuf extra frais - 1 jaune d'oeuf - 1 petit oignon blanc haché finement - 2 cc de capres - 3 cc de moutarde de Dijon - 3 cc de Tabasco.

Il faut mélanger les ingrédients, ajuster l'assaisonnement si nécessaire avec sel et poivre du moulin, poser le tartar dans une poële chaude (sans huile, on est au régime !!) et saisir à feu vif d'un seul côté.

17 février 2006

Jour 32- Où l'on mange la Soupe Magique

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Je suis certaine que beaucoup d'entre vous ont déjà entendu parler de la fameuse "Soupe Magique". A elle seule, elle constitue la base d'un régime dit "à la soupe au choux" très à la mode aux Etats Unis et en Europe. Les capacités diuréthiques du choux, capable de vous délester en quelques jours de l'eau superflu contenu dans le corps et qui entraine de ce fait une chute spectaculaire de poids en peu de jours ont d'ailleurs fait de ce régime un des remèdes chéris des actrices d'hollywood et des mannequins. Je l'avais essayé il y a deux ans au moment où ce régime était tellement à la mode que la cantine de l'entreprise où je travaillais à l'époque l'avait intégrée dans les menus de midi ! Malheureusement, comme le régime de la Soupe Magique ne prévoit aucune phase de consolidation du poids perdu, j'avais vite repris les  quelques kilos alors perdus.

A la lecture du livre du Dr. Dukan, j'étais agréablement surprise de voir la Soupe Magique figurer dans la section des recettes. Voici un extrait de ce que dit le Docteur sur cette soupe qu'il appelle "miraculeuse" :

..."cette soupe s'appuie sur les récents travaux de chercheurs ayant prouvé l'action amaigrissante à long terme de la soupe à morceaux. Elle est extrêmement rassasiante et la présence des morceaux non mixés baignant dans le bouillon explique les raisons de son efficacité. Cette cohabitation au sein d'un même aliment d'éléments solides et liquides impose une inégale vitesse de traversée du tube digestif. Les morceaux solides, retenus dans l'estomac jusqu' à totale désintégration, finissent par le distendre et générer un rassasiement de type mécanique. Le bouillon, liquide, traverse beaucoup plus vite l'estomac et se retrouve dans l'intestin grêle où ses éléments nutritifs stimulent les récepteurs de paroi et génèrent une satiété chimique. Rassasiement mécanique par distension de l'estomac et satiété métabolique de l'intestin grêle conjuguent leurs effets pour réduire vite, notablement et durablement la faim..."

Quand je suis en phase PL du régime, je me prépare 3 l de cette soupe qui est, surtout en cette période hivernale, aussi plaisante que reconfortante.

Voici la recette :

4 quartiers d'ail - 6 gros oignons - 1 ou deux boîtes de tomates pelées - une grosse tête de chou- 6 carottes - 2 poivrons verts - 1 céleri - 3 litres d'eau 2 - 2 cubes de bouillon dégraissé de poule - 2 cubes de bouillon dégraissé de boeuf.

Il suffit de couper les légumes en morceaux plus ou moins grands, de les déposer dans une cocotte, de les recouvrir d'eau et de laisser mijoter le tout jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Pour changer, il m'arrive fréquemment d'ajouter un peu de curry ou de garam masala indien.

Cette soupe est délicieuse en temps de régime tout comme en temps normal, elle tonifie, détoxique et s'attaque à la cellulite.

15 février 2006

Jour 30 - Où l'on arrive à un Palier

Un mois de régime. 6 kg perdus. Un bilan sans doute positif et motivant. Si seulement la balance voudrait bien continuer à aller dans mons sens, c'est à dire vers la droite  du compteur ...

La semaine dernière était sans doute la plus difficile de ce régime. En phase d'attaque du régime, c'est à dire pendant les 5 premiers jours d'une alimentation stricte et exclusive en protéines, j'ai perdu 2,9 kg. C'était énorme. Par la suite, et en suivant un rythme de 3 jours avec protéines pures, 3 jours protéines et légumes, j'ai établi une perte d'un kg par semaine. Cette semaine, je n'ai ni perdu, ni repris. Je stagne.

Je continue à perdre pendant les jours de protéines pures mais je reprends tout pendant les jours avec légumes. A ce phénomène s'ajoute le sentiment d'être "ballonnée", de ne plus évacuer correctement l'eau (et avec cela les déchets de graisse) de mon corps.

Pour relancer la perte de poids, ne pas m'enliser dans un sentiment de frustration par le manque de progrès qui pourrait entraînter le fâcheux abandon du régime avant terme, j'ai pris les résolutions suivantes :

1. Je passe au rythme de 4 jours de PP -2 jours de PL

2. J'essaie de réduire encore la quantité de sel consommé pour favoriser l'évacuation d'eau

3. A Florence, je me limite à la salade, au carpaccio sans huile d'olive et parmesan et au poisson de mer grillé

La guerre au kilos est toujours d'actualité. Et je ne compte pas la perdre.

13 février 2006

Jour 28 - Tentation Macchiavellique

Je suis au régime depuis bientôt un mois et à ma grande fierté je n'ai pas craqué une seule fois. J'ai résisté à toutes les tentations, mon dîner d'anniversaire (que j'ai préparé la mort dans l'âme, sans toucher ne serait-ce une graine de ma préparation), le cheese-cake rhum-banane préparé par ma maman (dévoré par ma fille et mon mari en un rien de temps - commentaire laconique des deux gourmands .."il fallait que ça disparaissent, tu te torturais trop.."); même mes visites quotidiennes chez mes food-blogs préférés ne m'a pas enduit une seule fois à fauter. Mais, comme disait ma grand-mère Pauline, le diable est un écureuil, et il vous amène toujours la tentation quand vous ne vous y attendez pas. Et la tentation qu'il me présente est de taille : une escapade ... à Florence.

Mon chéri doit y aller quelques jours et il m'a demandé de venir avec lui, en sorte de post-Saint Valentin. J'adore Florence et la Toscane que je connais bien. J'y ai séjourné une dizaine de fois, été comme hiver et ville et région continuent à m'enchanter. Un week-end en amoureux dans la capitale de l'art renaissance, de quoi sauter au plafond. Ah, il est fort, le diable. Voilà une tentation en or, glacée de diamants. Car à Florence, si on peut se nourrir de culture à longueur de journée, le soir on a faim et malgré les nombreux pièges à touristes, il y a des endroits où l'on mange merveilleusement bien.

Je compte au moins 4 restaurants dans Florence et ses alentours qui ont 4 étoiles dans mon palmarès personnel, dont deux trésors cachés que sont La Cantina Barbagianni et La Giostra. Comment faire un régime dans ces conditions là ? Partir en Toscane avec une hotte de fromage blanc 0%, son d'avoine et blancs de poulet ? Passer à côté de la Finocchiona, délicieux saucisson au fenouil typiquement florentin, de la ribollita, des cantucchi et autres panforte ?

Mon chéri s'amuse. Depuis le début de mon régime il ne cesse de me répéter que je lui plaîs telle quelle et qu'à la limite il ne voit pas pourquoi et surtout POUR QUI je m'obstine à faire tant de sacrifices.L'escapade à Florence est donc bien trouvée. Il me dit même qu'à la Giostra, la réservation est faite. Je suis coincée.

Et j'ai exactement 1 semaine pour réfléchir comment m'en sortir sans trop de dégâts. Le départ est prévu pour le 21 février...........

11 février 2006

Jour 26 - Cocktails Frais et Sucrés

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Lorsqu’on est au régime, les tentations sont omniprésentes. Faire les courses au supermarché devient un calvaire (et très économique). Au marché, jamais les kiwis et oranges (qu’on avait pourtant snobés il y a peu) ont eu mines plus alléchantes. Les pâtisseries les plus banales qu’on trouvait sèches et insignifiantes se propulsent d’un coup au statut d’objets de culte qu’on rêve de dévorer. C’est classique. On a désespérément besoin de sensations différentes. Et on fait des fantasmes dignes d’une femme enceinte.

Personnellement, je serais plutôt en extase devant un fromage affiné ou un plat de thalis indiens. J’aime la pâtisserie, le chocolat, le sucré en somme – mais à mes heures.

Depuis que j’ai entamé mon régime pourtant, je suis régulièrement (quotidiennement) prise de fringales de sucre. Le sucre faisant, bien évidemment, partie de la liste des NO-NO, je me sers des aspartame, hermesetas et autres Ersatz, qui, comme le nom l’indique, remplacent tant bien que mal la sensation du sucre, avec toujours un arrière goût « chimique ».Heureusement il y a les épices et arômes alimentaires, merveilleuses pour transformer un banal fromage blanc en festin.

Alors j’allie l’utile à l’agréable.  Deux fois par jour, principalement aux heures de « goûter », à 10 h 00 et 16 h 00, je me prépare des petits cocktails de protéines, sucrés et surtout agrémentés de toute une palette d’épices que je varie au jour le jour. Principal ingrédient : le fromage blanc 0 % et le yaourt nature. Invités surprises : la cannelle, le cardamome, la vanille, les 4 épices, le gingembre, l’arôme d’amande ou de noisettes, l'eau de rose et de fleur d'oranger, le zeste de citron et – une fois par semaine si je ne constate aucune stagnation de poids – une cuillère à café de poudre cacao de Valrhona.

Tout ceci est parfaitement autorisé et même recommandé. Grâce au fromage blanc ou au yaourt, je mange des protéines pures si essentielles au régime. Grâce aux épices, je satisfais mes envies de sensations gratifiantes. Je calle mon estomac. Et j'arrive à affronter les plaisirs virtuelles ici, et !

09 février 2006

Jour 24 - Plus On mange, plus On maigrit

Pour se délester des kilos superflus, il suffit de manger moins. C'est la thèse du commun du mortel qui entame un régime alimentaire, souvent ristrictif en quantité d'aliments consommés. Erreur. Depuis qu'il est scientifiquement prouvé que l'assimilation des protéines entraîne une forte dépense calorique, on peut maigrir efficacement tout en se gavant ... de protéines.

Dans son livre "Je ne sais pas maigrir", le Dr. Pierre Dukan explique comment les protéines grignotent notre graisse, sans s'attaquer à nos muscles. L'extrait suivant est tiré de son ouvrage :

"... il est nécessaire de se familiariser avec la notion d'ADS ou action dynamique spécifique des aliments. L'ADS représente l'effort ou la dépense que doit investir l'organisme pour désintégrer un aliment jusqu'à le réduire à l'état de chaînon de base, seule forme sous laquelle il est admis à passer dans le sang. Cela représente un travail dont l'importance varie avec la consistance et la structure moléculaire de l'aliment. Lorsque vous consommez 100 calories de sucre de table, glucide rapide par excellence composé de molécules simples et peu agrégées, vous l'assimilez rapidement, et ce travail d'absorption ne coûte que 7 calories à l'organisme. Il en reste donc 93 utilisables. L'ADS des hydrates de carbone est de 7 %. Lorsque vous consommez 100 calories de beurre ou d'huile, l'assimilation est un peu plus laborieuse et ce travail vous coûte 12 calories, ne laissant à l'organisme que 88 calories résiduelles. L'ADS des lipides passe alors à 12 %. Enfin, pour assimiler 100 calories de protéines pures, blanc d'oeuf, poisson maigre ou fromage blanc maigre, l'addition est énorme car les protéines sont composées d'un agrégat de très longues chaînes de molécules dont les chaînons de base, les acides aminés, sont liés entre eux par un ciment très fort qui exige un travail infiniment plus coûteux. Cette dépense calorique de simple absorption est de 30 calories, ne laissant plus à l'organisme que 70 calories, soit une ADS de 30 %. L'assimilation des protéines, véritable travail interne, est responsable d'un dégagement de chaleur et d'une élévation de la température du corps qui explique pourquoi il est déconseillé de se baigner en eau fraîche après un repas riche en protéines, l'écart de température pouvant occasioner une hydrocution. Cette caractéristique des protéines, gênante pour les baigneurs pressés, représente une bénédiction pour ceux qui sont en régime. Elle va permettre de réaliser une économie indolore qui permettra de se nourrir plus confortablement sans en subir la sanction immédiate. En fin de journée, pour une consommation protéique de 1500 calories, ce qui représente un apport substantiel, il ne reste plus dans l'organisme après digestion que 1000 calories ..."

Ceci ajouté au fait que les protéines combattent la retention d'eau et agissent en coupe faim naturel, sont la clé de succès de ce régime. Ca marche réellement. Et je m'en réjouis !

07 février 2006

Jour 22 - Moins 6 kg

Mi temps. Depuis le 16 janvier, date à laquelle j'ai commencé mon régime, j'ai perdu 6 kg, c'est à dire la moitié de mon objectif. La semaine dernière n'a pas été facile, car j'ai dû surmonter mon premier palier sérieux. Influencé par les aléas du mon cycle féminin, il y a eu stagnation du poids d'abord, puis reprise. 100g d'abord, puis 500g .... Dans ces cas là, il ne faut surtout pas se laisser démotiver et abandonner le régime. Il faut persévérer, la balance finit toujours par céder. Alors que j'étais montée vendredi dernier jusqu'à 57,5, mon poids à dégringolé à partir de samedi (à raison de 500 g par jour) pour se restabiliser à 56 kg. Signe indéniable que j'ai vaincu le palier et que le prochain objectif, les 55 kg peut être visé rapidement.

04 février 2006

Jour 19 - Pizza Dukan

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Le régime Dukan est avantageux à plusieurs titres, mais un des ses principaux atouts réside dans le fait que vous pouvez manger les quantités d'aliments que vous souhaitez, dans la mesure où vous restez dans le cadre de ce qui est admis, c'est à dire les protéines en période PP (Protéines Pures) et les Protéines et Légumes (PL) en période de légumes alternés. Vous n'êtes jamais affamé, et n'avez pas le sentiment frustrant d'avoir le ventre creux. Vous risquez donc pas de craquer ? C'est moins évident, car au delà du sentiment d' un ventre rempli, il y a la sensation d'un palais satisfait, qui passe par la multitude d'arômes que nous enregistrons en mangeant, souvent liés à des souvenirs heureux (eh oui, la fameuse "madeleine de Proust", ça vous dit quelque chose ?). Vous risquez donc pas d'abandonner le régime à cause de la faim qui vous ronge, mais parce que votre cerveau vous demande le sentiment de profonde "jouissance gustative" que vous ressentez en dégustant un plat savoureux, une pâtisserie chocolatée, une sauce fine et onctueuse...un mécanisme diabolique qui doit vous pousser à la consommation dans le seul but de renflouer le corps avec ce que vous n'arretez pas de lui voler depuis le début du régime : ses réserves de graisse. N'hésitez alors pas à être aussi diabolique que lui, faites "semblant" en cuisinant des plats qui vont combler votre palais mais qui ne contiennent strictement rien d'autre que .... des protéines (et des légumes en période autorisée). Je vous assure qu'on devient très imaginatif !

Les vendredi soirs, nous avons l'habitude de nous retrouver avec quelques amis, expatriés français comme nous, pour une soirée Tarot. Souvent en fin de semaine, personne n'a vraiment le goût de faire la cuisine et nous nous commandons des Pizzas à l'excellente Trattoria "Da Noi", tenue par une famille venue de Calabre. Pour ne pas être tentée, je me suis préparé ma propre Pizza, mode Dukan :

1. J'ai préparé une sauce tomate maison. Seule différence : pas d'huile d'olive, toute matière grasse étant strictement interdite. J'ai donc fait revenir dans une casserolle à fond anti-adhésif les ingrédients tout doucement avant de procéder selon la recette originale.

2. J'ai préparé la galette Dukan en guise de pâte à Pizza. Légèrement salé, je l'ai mis au four à 180 °C pendant 5 minutes. Je l'ai sorti alors qu'elle n'était qu'à moitié cuite.

3. J'ai enduit la galette avec ma sauce tomate, ajouté du thon (nature ! pas d'huile !), des herbes de provence.

4. En guise de mozzarella (bien sûr interdite !) j'ai préparé du fromage blanc 0% avec un peu de moutarde de dijon et ajouté quelques tours du moulin à poivre. J'ai courronné la pizza avec quelques cuillerées de cette préparation et j'ai remis le tout au four pendant 10 autres minutes.

Résultat bluffant : une délicieuse "pizza", le fromage blanc à pris une texture plus ferme et ressemble fortement à la mozza. La galette est croquante, la sauce tomate "autenthique", c'était parfait. Et je me suis autant régalé que les autres, sans craquer, sans abandonner mon régime. A déguster sans modération en période de PL.

PS : La pizza succulente sur la photo est bien la Pizza Dukan !

02 février 2006

Jour 17 - Où l'on parle du Son d'Avoine

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Point de régime Dukan sans le son d'avoine. Si vous vous décidez comme moi à suivre ce régime, il vaut mieux en avoir en réserve, puisque le son d'avoine est l'un des éléments obligatoires et déterminants, surtout sur le long terme du régime, car il faudra à terme en conserver 3 CS par jour.

Petite, j'adorais que ma maman me prépare une sorte de "porridge" de son invention, composée de flocons d'avoine, de lait frais et de poudre Nesquick. Ce fût pendant mes années d'écolière longtemps mon petit déjeuner. Je n'ai donc pas eu de mal à satisfaire l'obligation du régime Dukan de manger du son d'avoine tous les jours, puisqu'il est très proche du gout et de la texture des flocons.

Ce que je ne savais par contre pas, c'est que le son d'avoine est un élément à la fois hautement amaigrissant et excellent pur les problèmes tel que le cholestérol et le diabète et par la même un compagnon superbe de régime. Cet aliment et le plus riche en fibres solubles (25 % - même les pruneaux ou les figues sèches n'en contiennent que 10 % !) et capable d'absorber jusqu'à 40 fois son volume en eau. Le Docteur Dukan explique dans son livre qu'une consommation supérieur à 10 g par jour de ses fibres forme dans l'intenstin un filet qui englue les nutriments et qui est capable à séquestrer calories, cholestérol et sucre. Ces calories ainsi capturées ne passeront jamais dans le sang, car dérobées et éliminées dans les selles. Ainsi, ils ne pourront pas être stockés par l'organisme.

Gustativement, j'aime beaucoup les sons d'avoine qui fondent dans la bouche avec leur goût tendre de céréales un peu laiteuses. C'est particulièrement important en cette période de régime sans pain (féculent donc interdit) ou le palais est reconnaissant pour tout ce qui le change des aliments autorisés. Je consomme ma dose de son le matin, dans du fromage blanc ou du yaourt, en guise de muesli.

Autrement, le son d'avoine est un des ingrédients de la fameuse "Galette Dukan" qui se prépare avec 2 CS de son d'avoine, 1CS de son de blé (consommé pour stimuler le transit), 1oeuf et 1CS de fromage blanc. Battu, je verse cet appareil sur la feuille siliconé de ma plaque de four et je faire cuire à 180 pendant environ 10 minutes, jusqu'à obtention d'une galette croustillante.

En Allemagne, je trouve les sons très facilement partout, en France vous les verrez surtout dans les magasins de diététique.

Pour ceux qui me lisent et qui ne sont pas au régime, essayez d'introduire le son d'avoine dans votre alimentation, et vous verrez que vous prendrez moins vite les kilos en cas d'un trop plein de gourmandise ...