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Chaud Devant en Vue

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26 avril 2006

Petits Soufflés Citronnés et leur Compote d'Ananas Vanillée

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Dans quelques heures, je prends l'avion pour Paris pour quelques jours fort bien remplis dans la capitale. Dans les baggages, mon CV, mais aussi mon carnet d'adresses gourmandes parisiennes et quelques recettes, car je vais faire la cuisine pour Marie-Laure qui a la gentillesse de m'héberger.

Hier, toute à ma joie de préparer quelques affaires pour mon voyage, je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir légèrement "coupable" d'abandonner ainsi mon chéri et ma fille, ce qui est bien sûr ridicule. Mais on ne se refait pas ... Pour me donner bonne conscience, je leur ai préparé un bon repas hier soir avec, comme cerise sur le gâteau, un soufflé sucré à base de .... fromage blanc.

L'envie m'est venu en parcourant le blog de Choupette qui avait préparé un magnifique soufflé froid au speck et à la ricotta. Comme j'avais un ananas qui trainait depuis quelques jours, ma première idée était d'incorporer ce fruit dans un cheesecake. Mais je me suis rendu compte que je n'avais pas assez de fromage blanc à la maison et je ne voulais plus ressortir pour faire des courses. C'est alors que je suis tombé sur la recette des petits soufflés au fromage blanc dans un vieux numéro de Cuisine et Vins de France. Et je me suis souvenu que ma mère aimait accompagner les soufflés et les crèpes de compotes aux fruits maison, le dessert était trouvé.

J'ai d'abord préparé la compote d'ananas :  mon ananas faisait environ 600 g. Je l'ai épluché et coupé en petits morceaux. Il me restait un fond (exactement 175 ml) de jus de bananes (qui fait le délice de ma fille). Avec un petit sachet de sucre vanillé, le marc d'une gousse de vanille,  j'ai porté à ébullition le jus de bananes, ajouté une petite cs de maïzena et mes morceaux d'ananas. J'ai éteint le feu et j'ai laissé mijoter, puis ensuite infuser. Au bout de 20 min, j'ai mis ma compote dans un petit récipient en verre à couvercle et j'ai réservé le tout.

Le soir, j'ai préchauffé le four à 180 (attention, pas de chaleur tournante pour la cuisson des soufflés ...) et j'ai ajouté sur la grille la plus basse du four un petit pyrex rempli d'eau à peine à la moitié.

J'ai préparé mes ramequins : je les ai d'abord beurrés puis saupoudré délicatement avec du sucre en poudre. J'ai dézesté un citron vert et mélangé le zeste à 2 gros jaunes d'oeufs et 120 g de sucre jusqu'à obtention d'une masse claire et mousseuse. J'avais déjà battu 3 blanc d'oeufs. A ma masse zesté, j'ai délicatement mélangé ensuite 90 g de fromage blanc à 40 % et les blancs d'oeufs battus.

Mes ramequins font 200 ml et la masse m'a largement suffi en la repartissant dans 4 ramequins. J'ai posé mes ramequins dans le bain marie (pyrex) et j'ai laissé cuire environ 20 minutes.

Résultat : génial ! On aurait dit des mini cheese-cakes ultra légers. Avec l'ananas qui embaumait la vanille, tout le monde s'est régalé ! Seul regret : j'aurai dû faire plus de soufflés ! Ca sera pour la prochaine fois ...

28 mars 2006

Cake Rhum-Abricots

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Je suis quelqu'un de très actif. J'adore organiser, créer, mettre en pratique, et - si possible - bosser dans l'urgence. C'est fou comment le stress (le bon stress) peut me donne des ailes. Un ancien patron me l'avait d'ailleurs avoué : il me mettait la pression même quand il n'y avait pas réellement besoin, car j'étais particulièrement "efficace" en situation de crise.

Quel rapport avec le Cake, me direz-vous ? Tout simplement que depuis novembre dernier, je ne travaille plus et j'ai appris à prendre plaisir, à puiser mes idées, à structurer mes projets dans le CALME.  Depuis novembre, tous les après-midi, je prépare le 4  heures avec quelque cake ou gâteau maison, un café ou un thé. Quand ma fille rentre de l'école, on s'assoit, on déguste, on papote. Elle me fait passer sa journée d'école en revue, ses joies, ses colères, parfois il y a des larmes qui coulent ... Je savoure ses moments que je n'ai pas connu depuis tellement longtemps, car au lieu de cela j'étais au bureau.

Hier aussi, j'ai fait un cake, délicieux d'ailleurs. Mais malgré son parfum d'abricots, sa texture fondante aux arômes de rhum blanc, il avait un petit goût de tristesse. Car j'ai sorti mon CV de ma boite pour le mettre à jour, le traduire en anglais. Je vais reprendre le chemin du bureau. Pas tout de suite. Après, quand on sera en France. Et il n'y aura plus de cakes de 4 heures avec Miss Elo. Alors en attendant, je me suis dit qu'il faut profiter. De ce temps précieux. Goûter chaque minute. Chaque morceau de ce "slow food" délicieux.

Mon cake de hier, je l'avais vu il y a quelques mois déjà, dans le numéro Janvier/Février 2006 de "Elle à Table". Je vous recommande chaudement cette recette, car elle donne un cake très moelleux à la texture fondante et le contraste entre la pâte imbibé de rhum et la croute glacée à la confiture d'abricots est très très plaisant.

Les ingrédients : 

140 g de farine - 50 g de beurre fondu - 175 g de sucre en poudre - 3 oeufs - 10 cl de crème fraîche - 1 citron - 1cc de levure chimique - 20 cl de rhum - confiture d'abricots

La façon de faire est ensuite extrêmement simple : vous préparez un moule de cake, vous le beurrez. Vous mélangez le beurre fondu, le jus de citron, le sucre et les oeufs au robot jusqu'à l'obtention d'une masse crémeuse.  Vous ajoutez ensuite la farine et la levure chimique, la crème fraiche et 10 cl de rhum. Vous versez la pâte dans votre moule à cake et vous enfournez pendant 30 minutes environ à 180 °C. N'oubliez pas de préchauffer votre four au préalable.

Quand le cake est cuit, vous le démoulez avec précaution et vous le posez sur un plateau en pirex qui puisse aller au four. Vous l'arosez avec le restant du rhum et vous le laissez refroidir. Une fois froid, vous le badigeonnez avec de la confiture d'abricots (de coings, de mirabelles, d'orange .....). Vous préchauffez votre four à 240 °C et vous y glissez votre cake pendant 1 minute.

Et vous dégustez. En prenant votre temps. En papotant avec une amie, votre mari, vos enfants, votre maman ... car, je vous assure, comme ça il a encore meilleur goût !

20 mars 2006

Cheesecake Printanier Fraise & Citron

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Aujourd'hui on y est enfin : c'est le printemps ! Bien que j'aime toutes les saisons car je trouve qu'elles ont toutes leur charme particulier, j'avoue que cette année, j'ai attendu ce 20 mars avec impatience. L'hiver ici en Bavière a été particulièrement rude et long avec son lot de journées grises et ses tonnes de neige. J'ai hâte de retrouver cette légèreté dans l'air qui est si charactéristique pour le printemps, ce petit quelque chose qui nous rend gaies et optimistes.

Car la nature nous donne la preuve chaque année qu'après le noir et le froid, la "mort" en quelque sorte, la lumière revient toujours, elle s'impose et nous fait renaître. Personellement, je me complais à retranscrire ce schéma dans ma vie aussi : aussi mal que l'on soit, la lumière finit toujours par revenir dans le quotidien !

Côté cuisine, le printemps m'apporte également beaucoup de satisfactions, car je retrouve au marché des produits frais qui étaient absents pendant les mois froids. Mes préférés sont les asperges (on trouve déjà les vertes qui nous viennent de Grèce, les blanches, mes préférés, seront là vers la mi-avril), le morilles (un de mes délices), sans oublier les herbes fraîches de toutes sortes qui reviennent en force. Et puis, il a a les premières fraises. Généralement, on trouve des fraises d'Espagne d'une bonne qualité aux alentours de Pâques. Et le jour que je croque les premières fruits rouges de l'année, je sais que l'hiver est définitivement derrière moi.

Des fraises, j'en ai ramené du marché samedi. Relativement chères encore, mais j'avais tellement envie de célébrer le printemps. A l'arôme et goût encore plus acidulés que réellement sucrées, ces fraises m'ont inspiré à les utiliser sur un cheese-cake léger, autre recette pour fêter la belle saison. Petit dessert clin-d'oeuil et d'une légèreté incomparable pour nous mettre en quelque sorte "au parfum" du printemps, bien que les monticules de neige n'ont pas encore tout à fait disparus par chez moi ...

Mon petit cheese-cake printanier n'a pas de fond, c'est un petit nuage crémeux et citroné qui fait un "matelas" parfait pour les fraises qui sont juste touchés pour une fine pluie de sucre glace. Pour la petite touche finale, quelques brins de mélisse citronée au goût fin pour se marier à l'ensemble.

Pour 4 portions, il vous faut :

2 blancs d'oeuf - 100 g de sucre - 400 g de fromage blanc - 4 jaune d'oeufs - les zestes d'un citron - 25 g de farine - 1 CS de beurre - 500 g de fraises - un peu de sucre glace et quelques brins de mélisse citronée.

Battez les blancs d'oeufs, ajouter délicatement le sucre et continuez à battre environ 2 minutes. Battez les jaunes d'oeufs avec le fromage blanc, le zeste, la farine jusqu'à l'obtention d'un appareil homogène. Délicatement, à l'aide d'une spatule, vous incorporez les blancs d'oeufs. Beurrez un moule à fond amovible et glissez y votre masse au fromage blanc. Faites la cuire au four à 150 °C pendant environ 40 minutes. Nettoyez les fraises et séchez les. Déposez les sur le cheese-cake cuit et refroidi. Garnissez avec le sucre glace et la mélisse citronée.

Et si vous avez vraiment envie de célébrer le retour de la belle saison, accompagnez d'un verre de Champagne !

16 mars 2006

Meringues Rose & Vanille

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Savez-vous comment on dit "une meringue" en allemand ? Eh ben, on dit "un baiser", bien en français dans le texte, et je vous assure que c'est véridique. Un Allemand, amateur de douceurs, demandera donc "un baiser" à sa pâtissière quand il a envie de meringues. Ce qui a d'ailleurs donné des situations cocaces à des amis allemands en vacances en France qui ont vu des magnifiques meringues dans la vitrine d'une boulangerie et qui, de bonne foi croyaient demander l'objet de leur convoitise en bon français à la boulangère ébahie ...

Si je suis amatrice de "baisers", les meringues n'ont jamais trop été ma tasse de thé, sauf s'ils se trouvent en garniture sur une bonne tarte au citron, à la rhubarbe ou aux groseilles. Mon chéri en revanche en raffolle, incapable de passer devant une pâtisserie sans craquer pour une meringue nature.

A noël, ma maman en avait fait pour accompagner un dessert glacé aux noisettes et mon mari n'a pas manqué de lui réclamer la recette. C'est simple, lui a-t-elle répondu, je prends 50 g de sucre pour 1 blanc d'oeuf et je fais sécher la masse battue très lentement au four, à environ 60 °C. Si depuis, il n'a pas arrêté de me réclamer des meringues avec insistance, il n'a été exhaucé seulement hier. Car hier, pour la première (et certainement pas dernière fois), j'ai fabriqué moi même des meringues.

Pour la recette, je me suis baladé sur internet, et j'ai glané sur le site aufeminin.com, plus précisément dans la rubrique gastronomique du forum, une recette d'après Pierre Hermé, intitulée Meringues à la Vanille.  J'ai vu que ma maman donne tout à fait dans la veine du Maître car la recette Hermé préconise 245 g de sucre pour 5 blancs d'oeuf. J'ai séparé mes oeufs et j'ai commencé à les battre en y ajoutant doucement environ 170 g de sucre. J'ai attendu que mes oeufs aient doublés de volume pour ajouter les 85 g restants, le contenu d'une petite gousse de vanille gratté et - pour innover - 2 cc bien tassées de sirop à la rose, souvenir de notre dernier séjour à Eze. Le résultat était une masse rose perle, bien ferme et d'un brillant mat appétissant. C'était parfait. Restait à former des petits ronds à l'aide d'une douille ...

Ma fille, en rentrant de l'école, m'a trouvé en pleine opération "douille de pâtissier" : comme j'avais mis trop de masse aux oeufs dans ma belle douille, une joyeuse lave rose sortait non seulement du bas de la douille où elle tapissait la plaque du four, couverte de papier sulfurisé, de petits ronds sympatiques. Elle sortait également du haut, avec le résultat de garnir une cuisinière affollée ( moi ...), mon T-Shirt, mon plan de travail .... et accidentalement la babine de mon chien. J'ai eu une pensée complice pour Anne de Papilles & Pupilles, dont j'avais pu lire les exploits de douille. Ma deuxième tournée était par contre très professionnele, ce qui montre qu'il n'y a pas d'erreurs stupides sauf celles que l'on fait deux fois.

J'ai mis mes deux plaques au four préchauffé à 80 °C où les meringues avaient le temps de sécher pendant 2 h 45. De temps en temps, j'ai ouvert le four pour tâter leur consistance. J'avais envie de meringues croquantes avec un coeur tendre et fondant.

La 30aine de petites meringues, une fois décollés de la plaque et refroidies, ont été présentées dans une bonbonnière pour accompagner, en dessert, une glace à la fraise. Elles étaient parfaites, légèrement vanillés avec un arrière goût prononcé à la rose. Croquantes avec un coeur de guimauve.

Inutile de vous dire que pour mes meringues, j'ai eu droit à plein de baisers ...

13 mars 2006

La Pâte Feuilletée Faite Maison

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Dans la vie, il y a des choses qu'on ose pas faire. La plupart du temps, c'est parce qu'on se sous-estime lamentablement. Dans un livre intéressant, un auteur non moins intéressant a dit la chose suivante :

..." souvent, c'est en agissant que l'on trouve la solution d'un problème que l'on n' aurait pas pu resoudre en restant inactif ..."

Le livre, écrit au 15ème siècle, s'appelle "L'Histoire de Florence", son auteur Nicolas Macchiavelli.

Hier après-midi, j'ai donc décidé de vérifier la véracité des dires du sage de Toscane. C'était décidé, j'allais m'attaquer à quelque chose de mythique dans le monde de la cuisine : la pâte feuilletée. Trois motivations principales m'ont grandement aidées :

1. Marre des pâtes feuilletées du commerce. Rarement de cuisson satisfaisante, un goût quasi absent, une pâte "liquide" qui prend l'eau en cuisant.

2. Le challenge (alors t'es cap' ou pas cap' ?????)

3. Une recette de Pierre Hermé sous la main (tiré de son livre "Mes desserts au chocolat). Ma dernière expérience, l'exécution de la succulente recette du Gâteau de Suzy figurant dans le même livre, m'a non seulement donné envie d'explorer plus de recettes, mais m'a quasiment convaincu qu'en procédant e-xacte-ment selon les instructions du grand maître pâtissier, je ne pouvais que réussir mon entreprise.

Je me suis donc attelée à préparer ma première pâte feuilletée maison, selon la recette de la pâte feuilletée inversée de M. Hermé. Je voulais vous faire suivre mon exploit en photos (et j'ai bien commencé), mais à fur et à mesure que j'avançais dans le procédé, le stress et les (petites) complications ont demandé toute mon attention et je ne pensais même plus à prendre des photos des étapes ... mais dès que je refais la recette, je rajouterai quelques photos, c'est promis.

J'ai commencé à travailler samedi après-midi. D'abord, j'ai préparé la "1ère Détrempe". Celle ci se constitue de 400 g de beurre doux (à température ambiante) et de 175 g de farine. Après avoir amalgamé brièvement le beurre au mixeur, j'ai ajouté la farine. On obtient une pâte très crémeuse qu'il faut étaler sur du film alimentaire en essayant de former un carré de 15 cm de côté.

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Enveloppé totalement dans le film alimentaire, la première détrempe va directement au frigo. Pour la deuxième détrempe que l'on prépare dans la foulée, j'ai préparé dans un verre d'eau 185 g d'eau, 2 cc de sel fin et 1/4 cc de vinaigre blanc. J'avais préparé un peu à l'avance 115 g de beurre fondu qui avait eu le temps de refroidir. Dans un premier temps, j'ai mélangé la farine et le beurre fondu au robot. On obtient une pâte grumeleuse que l'on liera avec le mélange eau-sel-vinaigre, ajouté peu à peu en la versant le long de la paroi du récipient. La deuxième détrempe est beaucoup plus consistante que la première. On procède de la même façon : on étale cette pâte sur du film alimentaire en formant un carré qui doit être 5 cm plus petit que celui de la 1ère détrempe. On emballe dans le film et on met au frigo.

Pierre Hermé conseille un repos d'au moins 1 h 1/2, j'ai laissé mes détrempes au froid pendant environ 2 h 15.

Arrive la partie la plus délicate : le premier abaissement et le premier pli de l'ensemble. La première détrempe était toute dure quand je l'ai sorti du frigo. Mais il fallait la travailler sans tarder, car elle se rechauffe vite et devient trop fondante si on perd du temps. Il faut donc l'étaler en rectangle. La deuxième détrempe est plus consistante. Je l'ai également abaissé jusqu'à ce qu'elle faisait la moitié de la première. Le moment délicat vient maintenant : Placer la seconde détrempe sur la masse crémeuse et fondante de la première sans faire de dégâts, rabattre la première détrempe abaissée sur la deuxième et former - à l'aide du rouleau à pâtisserie - un carré à peu près potable. J'étais contente de pouvoir enrouler le tout de nouveau dans le film et placer ma pâte dans le frigo au repos.

La suite est beaucoup plus facile : à l'intervalle d'une heure, j'ai abaisse l'ensemble de mon carré de pâte en rectangle en rabattant le quart inférieur et le quart supérieur sur la moitié du rectangle, puis ensuite, plier l'ensemble au milieu pour former un carré. A fur et à mesur que l'on abaisse, cela devient plus facile. Au bout de la deuxième fois, Pierre Hermé dit qu'il faut laisser reposer au froid au moins 3 heures, mais précise que l'on peut garder la pâte à ce stade 48 heures au frigo. J'ai donc décidé que ma pâte allait se reposer pendant la nuit.

Le lendemain, j'ai de nouveau abaissé ma pâte : surprise ! En l'aplatissant avec mon rouleau, j'ai pu deviner les couches qui s'étaient formés avec les pliages - je savais que j'étais sur la bonne voie. J'ai plié une dernière fois puis repos 1 heure. Puis j'ai étalé ma pâte prête à l'emploi.

J'ai cuit quelques mini-tranches de pâte au four, saupoudré de sucre, pour tester, scotché au four pour voir les batonnets se gonfler et dévoiler leur feuillage filigran. Résultat : une pâte feuilletée croustillante, au goût authentique, beurré juste ce qu'il faut.

Aucun doute, j'ai adopté cette recette. Je me retrouve donc avec 1 kg de pâte que je vais partager en trois parts. Deux part pourront être congelés (se gardent pendant 1 mois au congélateur), le troisième sera cuisiné sous peu.

A suivre ...

05 mars 2006

Saint Graal au Chocolat

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Aujourd'hui j'ai mangé le meilleur gâteau au chocolat de ma vie. Le plus étonnant, c'est que c'est moi qui l'ai fait ! En deux temps trois mouvements ! Vous me direz que ce gâteau devait forcément être délicieux, vu que la recette est tirée d'un des livres de Pierre Hermé, "Mes desserts au chocolat", édité chez Agnès Viénot. J'ai acheté ce livre il y a plus d'un an, mais c'est la première fois que je fais une recette de Pierre Hermé. Je l'ai feuilleté maintes et maintes fois et hier soir, en le regardant avec ma fille, ce gâteau nous a fait terriblement envie.

Temps de cuisson inclu, cette merveille était prête en 60 minutes. Son dessus fait penser à une pâte feuilleté ultra fine et croustillante. Mais c'est le coeur du gâteau qui est si surprenant : l'impression de mordre sur des centaines de mini-couches d'un chocolat amer crémeux qui fondent aussitôt sur la langue.

Dans le livre de Pierre Hermé, la recette y figure sous le nom de "Gâteau de Suzy" car c'est une amie du célèbre pâtissier qui l'a inventé. Dans mon grimoire où j'ai recopié toutes les recettes indispensables, j'ai écrit "Saint Graal au Chocolat"...

Voici comment on le réussit :

Pour un gâteau d'environ 10 parts, utilisez 250 g de chocolat amer (ne lésinez pas sur la qualité, Pierre Hermé recommande du Valrhona Guanaja), 250 g de beurre doux à température ambiante, 200 g de sucre, 4 gros oeufs à température ambiante, 70 g de farine ordinaire

Préchauffez le four à 180 degrés (160 pour les fours à chaleur tournante); Beurrez un moule à gâteaux rond d'au moins 5 cm de haut. Pierre Hermé recommande de tapisser le fond de papier sulfurisée et de fariner le moule également. Je ne l'ai pas fait, étant donné que j'ai utilisé un moule en silicone.

Faites fondre le chocolat au bain marie ou au micro ondes. Mettez le chocolat à part et laissez le refroidir. Mixez le beurre et le sucre à vitesse moyenne pendant environ 4 minutes en raclant fréquemment les bords du bol jusqu'à ce que le beurre soit crémeux et que le sucre s'y soit parfaitement amalgamé. Ajoutez les oeufs un par un, en battant pendant environ une minute à chaque fois. Réduisez la vitesse et ajoutez le chocolat (il doit être à peine chaud au toucher). Mélangez jusqu'à ce qu'il soit parfaitement intégré. Toujours à vitesse réduite, ajoutez la farine. Vous obtiendrez une pâte épaisse, onctueuse et satinée, qui ressemble à un glaçage à l'ancienne.

Versez la pâte dans le moule, lissez le dessus et glissez le moule dans le four. Faites cuire 30 minutes environ, ou bien jusqu'à ce que le gâteau gonfle légèrement et qu'il ait perdu son lustre. Lorsque vous sonderez le coeur du gâteau en y plongeant un couteau fin, la lame ressortira légèrement maculée de pâte - c'est qu'il faut.

Nous étions tous tellement fascinés par cette merveille que nous l'avons mangé nature. Mais je peux imaginer que ce gâteau sera merveilleux avec un coulis aux fruits rouges, des figues confites au porto, des oranges marinées ......

Si vous êtes à la recherche du dessert au chocolat parfait, vous voici arrivés à la fin de votre quête. Vous venez, comme moi, de trouver le Saint Graal...

28 février 2006

Beignets de Mardi Gras

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Aujourd'hui c'est déjà Mardi Gras ! Je n'ai pas vu passer le mois de février et je suis pas mécontente, vu que le printemps ne saurait tarder maintenant. En Allemagne, pays qui m'acceuille depuis 5 ans maintenant, Carneval est très célébré, surtout en Rhénanie (région de Cologne), mais aussi dans le Sud-Ouest (Forêt Noire) où on fête la "Fasnet" avec les masques traditionnels en bois peint qui prennent leur origine dans les fêtes païens du soltice d'hiver. En Bavière, si on fête le "Fasching" surtout en Franconie (région de Nuremberg), les Munichois ne restent pas insensibles et font la fête tout le mardi gras, le centre "néphraligique" des évènements étant le marché aux Victuailles, où les maraichères mettent une ambiance folle.

Mais dans toutes les régions d'Allemagne, on déguste les "Krapfen", les beignets de carneval avec la même unanimité gourmande. Ces petits boules à la fois croustillantes et moelleuses à base de levure sont frits à l'huile et remplis de confiture, crème vanillée ou chocolatée.

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Personnellement, je ne suis pas une adepte de carneval, mais je ne boude pas le plaisir de faire des Krapfen. La recette me vient d'un exemplaire de "Living at Home", magazine culinaire allemand que j'ai apprécié particulièrement, par la pâte est affinée avec des noisettes.

Pour 12 beignets :

40 g de levure de boulanger - 100 g de sucre en poudre - 475 g de farine - 50 g de noisettes moulus finement - 250 ml de lait - 50 g de beurre mou - 4 jaunes d'oeufs - une pincée de sel

environ 3 l d'huile (pour frire) - environ 200 g de confiture

Mettez la levure saupoudrée de 10 g de sucre dans un saladier et laissez reposer 2 minutes. Melangez sucre et levure et ajoutez la farine, les noisettes, 40 g de sucre 250 ml de lait tiède, le beurre, les jaunes d'oeufs et une pincée de sel. Travaillez le tout jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Couvrez d'un linge et laissez reposer 40 min minimum.

Divisez la pâte en 12 parts égales, formez des boules et laissez reposer les boules encore 15 minutes. Préparez la fritteuse et chauffez l'huile à 160 degrés. Faites frire les boules par deux 3 à 4 minutes à couvert, puis 3 à 4 autres minutes à découverts. Sortes les beignets et posez les sur papier absorbant.

Laissez refroidir et à l'aide d'une poche pâtissière remplissez les beignets de confiture (j'adore le mélange de deux confitures fraise-orange). Saupoudrez les beignets encore tièdes avec le restant du sucre.

10 décembre 2005

Muffins Banane Noix de Coco

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Ce week end, ma fille a invité sa copine Eulalie à la maison. Il était donc clair que j'allais faire un gâteau pour leur gouter. Comme je n'étais que moyennement inspirée, j'ai fait un tour sur Marmiton. C'est là que j'ai trouvé une recette de Luciole, les muffins Banane-Noix de Coco-Citron.

C'était également la première occasion d'utiliser le moule de muffins à la forme de roses et j'ai achété lors de notre première visite sur le Marché de Noël de Munich à son ouverture il y a 15 jours.

Je suis restée relativement fidèle à la recette de Luciole, mais je n'ai utilisé que 300 g de farine et rajouté un verre de lait pour mieux lier la pâte. Les filles se sont régalées d'un goûter de thé aromatisé au caramel et des muffins encore tièdes qui dégageaient une odeur de bananes et de noix de coco. Au programme du goûter des filles: "Roméo et Juliette" mise en scène par le divin Zefirelli.... rien de tel pour remplir une après-midi de journée d'hiver glaciale et grise.